Comment se passe la prise de renseignements et le devis si vous avez un fauteuil qui a besoin de passer entre les mains d’un tapissier.

 

1 ère analyse sur photo : étude du type de fauteuil, de l’état du bois, du travail attendu par vous, du budget envisagé.

2 ème analyse « en vrai » : état du bois, dimensions du tissus, état de la garniture, type de finition envisagée, utilisation prévue…

Devis « hors tissu » : après analyse de ces différentes données, je vous fournis un devis appelé « hors tissu ». Pourquoi « hors tissu », tout simplement car en fonction du tissu choisi, le prix peut beaucoup varier.

Choix du tissu : avec mon aide et mes conseils, vous pourrez ensuite choisir un tissu parmi les références proposées par les éditeurs avec lesquels je travaille. J’ai effectué une sélection de tissus en fibres naturelles parmi « l’océan » de références et de matières proposées.

Comment se passe le travail à proprement parler sur le fauteuil

Dégarnissage

On enlève l’ancienne garniture du fauteuil afin de mettre la structure du fauteuil (appelée aussi carcasse ou fût) « à nu ».

On enlève l’ancienne garniture du fauteuil afin de mettre la structure du fauteuil (appelée aussi carcasse ou fût) « à nu ».

Travail du bois

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Si certaines parties du fût bougent, même légèrement, il est nécessaire de les désassembler pour pouvoir les nettoyer de leurs anciennes traces de colle et le recoller. En effet, la tension des sangles et du guindage sera telle que sans cela la structure risque de ne pas tenir jusqu’à la fin !
Si demandé, il faudra poncer ou décirer pour rendre au bois son aspect naturel puis mettre la finition souhaitée : simple verni ou cire, ou peinture + verni.

Sanglage

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On s’attaque enfin à la tapisserie à proprement parler ! On dispose sur les parties appelées les traverses un tressage de sangles avec une forte tension qui garantira un bon maintien de toute la garniture dans le temps. Pour des raisons de qualité et de durabilité j’effectue ce qu’on appelle un sanglage « en plein », c’est-à-dire sans laisser de jour entre les sangles.

Guindage

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Après avoir sélectionné et disposé les ressorts adéquats, ils seront cousus au sanglage pour s’assurer qu’ils gardent leur position d’origine. On passe ensuite à ce qu’on appelle le « guindage », c’est-à-dire la mise sous tension des ressorts pour obtenir une assise à la fois ferme et confortable.

Toile forte

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On fixe ensuite une toile de jute avec un maillage serré par-dessus les ressorts, à laquelle nous allons encore une fois coudre  les ressorts. Cette toile servira à recevoir la garniture végétale.

Mise en crin

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Après avoir préparé des lacets destinés à accueillir et maintenir le crin en place, on peut s’attaquer à la garniture à proprement parler, que l’on va d’abord fixer puis carder, aérer afin de lui rendre sa souplesse.

Toile d’embourrure

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Par-dessus cette garniture va venir se positionner une nouvelle toile de jute, au maillage un peu plus large qui permettra de maintenir et donner la forme voulue au crin végétal.

Point de fond

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Ce point consiste à fixer le crin sur le milieu de l’assise et à commencer à le tasser.

Autres points

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En fonction du type de chaise ou de fauteuil travaillé, de sa taille et de sa forme, il sera parfois nécessaire d’effectuer d’autres points afin de « sculpter » l’assise comme le dossier.

Dernière couche de crin

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Cette couche fine sert à lisser le rendu après le piquage des différents points.

Mise en blanc

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Il s’agit d’une toile de coton qui va permettre de voir la forme définitive de l’assise et du dossier, avant la pose du tissu définitif.

Tissu

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Enfin, nous y voilà ! on dispose tout d’abord une ouate sur la toile blanche, afin d’apporter un peu de moelleux à l’assise, puis le tissu sera fixé par-dessus.

Finitions

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Une fois le tissu posé il existe différentes finitions possibles afin de dissimuler les semences utilisées, de parfaire le rendu et d’apporter une touche classique ou plus originale ! Galon, couture cachée, clous décoratifs… à vous de voir !